Dans ce guide · 8 parties
  1. 01 En deux minutes : la méthode en quatre étapes
  2. 02 Étape 1 : partez de votre usage et de votre terrain
  3. 03 Étape 2 : amorti, dynamisme, stabilité, fiez-vous à vos sensations
  4. 04 Étape 3 : le drop, sans en faire une obsession
  5. 05 Étape 4 : trouvez la bonne pointure et le bon chaussant
  6. 06 Débutant, gabarit robuste, pieds larges : les cas particuliers
  7. 07 Budget, durée de vie et rotation de deux paires
  8. 08 Par où continuer

En deux minutes : la méthode en quatre étapes

La meilleure chaussure de running n’existe pas dans l’absolu. Il existe celle qui correspond à votre usage et qui reste confortable quand vous courez. Pour la trouver, suivez cet ordre :

  1. Partez de votre usage : où courez-vous (route, chemins, trail), combien de fois par semaine, et à quel rythme ?
  2. Choisissez l’amorti et le maintien sur vos sensations, pas sur une étiquette : plutôt moelleux ou plutôt ferme, neutre ou plus guidé.
  3. Soignez le chaussant : de la marge devant les orteils, un avant-pied à l’aise, un talon qui ne glisse pas.
  4. Essayez deux ou trois modèles en courant et gardez celui que vous oubliez au bout de quelques minutes.
Votre profilCe que vous privilégiezCe que vous essayez en premier
Vous débutez ou reprenezLe confort et la polyvalenceUne chaussure neutre d’entraînement quotidien, bien amortie, sans plaque carbone
Vous courez régulièrement sur routeLe confort sur la duréeUne paire d’entraînement quotidien ; plus tard, une seconde paire plus légère pour les séances rapides
Gabarit robuste ou pieds largesUn chaussant généreux et une sensation stableDes modèles au chaussant ample ou déclinés en largeur « large », à comparer en courant
Vous préparez une courseLa légèreté et la réactivité le jour JVotre paire habituelle à l’entraînement, plus une chaussure de compétition testée d’abord en séance
Vous courez surtout sur cheminsL’accroche et la protectionUne chaussure de trail si le sol est boueux, caillouteux ou pentu ; une chaussure de route s’il est sec et roulant
À retenir

Le terrain et l’usage désignent la catégorie. C’est le confort en courant qui départage les modèles.

Étape 1 : partez de votre usage et de votre terrain

Pour savoir quelle chaussure de running choisir, commencez par trois questions simples : sur quel sol courez-vous le plus souvent, combien de sorties faites-vous par semaine, et quel type de séance domine ? Les réponses écartent déjà une bonne partie des modèles, avant même de parler de mousse ou de drop.

Route, chemins ou trail : ce que change la semelle

Une chaussure de route a une semelle extérieure plutôt lisse, faite pour adhérer et durer sur le bitume. Elle reste le plus souvent à l’aise sur les chemins secs, stabilisés et roulants : parcs, allées forestières, bords de canal. Inutile de passer au trail pour ce type de sortie.

Une chaussure de trail devient utile dès que le terrain se complique : boue, herbe mouillée, cailloux, racines, fortes pentes. Ses crampons plus marqués accrochent mieux ces sols, et beaucoup de modèles ajoutent un renfort à l’avant (le pare-pierres) et une tige plus résistante. Sur le bitume, en revanche, ces crampons s’usent plus vite et la sensation est souvent moins fluide.

Si vous alternez les deux, choisissez selon le terrain le plus exigeant que vous pratiquez régulièrement, pas celui que vous croisez une fois par mois. Le trail a ses propres critères : pour commencer à comparer, voyez la sélection de chaussures de trail .

Coureur sur un chemin de parc stabilisé, bordé d’arbres, en chaussures de running route
Sur un chemin sec et roulant, une chaussure de route suffit le plus souvent. Le trail devient utile quand le terrain se complique.

Footing, fractionné ou compétition : une paire pour quoi faire ?

La plupart des coureurs font surtout des footings à allure confortable. La première paire à choisir est donc une chaussure d’entraînement quotidien : confortable, polyvalente, assez durable pour encaisser l’essentiel de vos kilomètres. C’est elle qui compte le plus.

Les chaussures plus légères et plus dynamiques servent aux séances rapides (fractionné, tempo) et aux courses. Elles ont du sens quand vous courez déjà régulièrement et que vous voulez une paire dédiée à ces séances, en complément de la première. Même logique pour les modèles de compétition à plaque carbone, dont il est question plus bas.

Si vous ne devez en acheter qu’une, prenez la paire du quotidien. Vous pourrez toujours la compléter plus tard.

Deux coureurs en footing côte à côte sur un quai pavé, au bord de l’eau
La paire du quotidien sert à la majorité des sorties : c’est elle qu’il faut choisir en premier.

Étape 2 : amorti, dynamisme, stabilité, fiez-vous à vos sensations

Une fois la catégorie trouvée, reste à choisir la sensation sous le pied. C’est là que le vocabulaire des fiches produit (mousse, stack, plaque, stabilité) peut égarer. Bonne nouvelle : votre ressenti en courant est un critère sérieux, pas un caprice. Le chercheur Benno Nigg et ses collègues ont proposé d’utiliser le confort comme « filtre » pour choisir une chaussure : en retenant la paire qui lui paraît la plus confortable, un coureur choisirait en général celle qui respecte le mieux son mouvement naturel. C’est une piste de recherche, pas une garantie, mais elle est plus utile que la plupart des étiquettes.

L’amorti : plus n’est pas toujours mieux

L’amorti vient surtout de la semelle intermédiaire, la couche de mousse entre la semelle extérieure et votre pied. Deux choses comptent : son épaisseur (on parle de « stack ») et sa sensation. Certaines mousses s’enfoncent et donnent une impression moelleuse ; d’autres, plus fermes ou plus rebondissantes, laissent davantage sentir le sol et paraissent plus dynamiques. Les premières plaisent souvent pour les sorties longues et tranquilles, les secondes pour les allures plus rapides, mais c’est d’abord une affaire de goût.

Faut-il chercher le maximum d’amorti ? Pas forcément. Dans un essai randomisé mené chez 848 coureurs de loisir pendant six mois, les participants équipés de la version la plus dure d’une même chaussure se sont davantage blessés que ceux qui portaient la version plus amortie. Mais cet écart n’est apparu que chez les coureurs les plus légers ; chez les plus lourds, la différence n’était pas significative. L’amorti peut donc compter, sans qu’existe une règle simple du type « plus lourd, plus d’amorti ».

En pratique, essayez un modèle plutôt moelleux et un modèle plus ferme de la même catégorie, en courant, et gardez celui qui vous paraît le plus naturel.

Chaussure neutre ou de stabilité : que dit votre foulée ?

La pronation, ce mouvement du pied qui s’affaisse légèrement vers l’intérieur pendant l’appui, est normale : elle aide à absorber le contact avec le sol. Une tendance pronatrice n’impose pas une chaussure de stabilité. Dans une cohorte de 927 coureurs débutants tous chaussés en neutre, les pieds pronateurs ne se blessaient pas davantage. Et la revue Cochrane de 2022 n’a pas trouvé de preuve claire que choisir une chaussure d’après la forme du pied, observée debout, réduise les blessures.

Une chaussure de stabilité garde tout son intérêt si vous vous sentez mieux tenu avec. Si votre paire neutre vous paraît instable ou si le maintien vous manque, essayez une paire neutre et une paire de stabilité, chacune en courant quelques minutes à la même allure, et comparez. Pour aller plus loin, le guide pronateur, supinateur ou neutre explique comment observer votre foulée sans vous enfermer dans une étiquette.

La plaque carbone : utile pour qui ?

Les chaussures dites « à plaque carbone » associent une plaque rigide à une mousse très légère et très réactive, souvent sur une semelle épaisse. Elles sont pensées pour les allures rapides et la compétition. Dans l’ étude de référence publiée en 2018 , un prototype de ce type réduisait le coût énergétique de la course d’environ 4 % en moyenne par rapport à deux chaussures de compétition de l’époque, avec des écarts sensibles d’un coureur à l’autre. Les 18 participants étaient toutefois des coureurs de haut niveau, testés entre 14 et 18 km/h : ce chiffre ne se transpose pas tel quel à un footing, ni à tous les coureurs.

Pour débuter ou pour l’entraînement de tous les jours, une plaque carbone n’est pas nécessaire. Elle trouve plutôt sa place en seconde paire, pour les courses et quelques séances rapides, une fois que vous courez régulièrement. Pensez aussi au budget : ce sont en général les modèles les plus chers d’une gamme.

Étape 3 : le drop, sans en faire une obsession

Le drop est la différence de hauteur de semelle entre le talon et l’avant-pied, exprimée en millimètres. Une chaussure qui mesure 38 mm au talon et 30 mm à l’avant-pied a un drop de 8 mm. Selon les modèles, on trouve de 0 mm à plus de 10 mm.

Anatomie d'une chaussure de running et calcul du drop Vue de profil d'une chaussure de running : tige, contrefort, semelle intermédiaire en mousse et semelle extérieure. Le drop est la différence entre la hauteur au talon et la hauteur à l'avant-pied, par exemple 38 mm moins 30 mm, soit 8 mm. Hauteur au talon ex. 38 mm Hauteur à l'avant-pied ex. 30 mm Tige Contrefort Semelle intermédiaire (mousse) Semelle extérieure Drop = talon − avant-pied ex. 38 − 30 = 8 mm Schéma de principe : valeurs données à titre d'exemple, chaque modèle a les siennes.
Le drop se mesure entre la hauteur de semelle au talon et celle à l’avant-pied.

Un drop plus bas demande en général davantage de travail aux mollets et au tendon d’Achille ; un drop plus haut répartit l’effort autrement. L’un protège-t-il mieux que l’autre ? Dans un essai mené chez 553 coureurs de loisir , des chaussures identiques proposées en 10, 6 et 0 mm de drop n’ont pas modifié le risque de blessure dans l’ensemble. Le résultat changeait selon l’expérience : les drops bas étaient associés à moins de blessures chez les coureurs occasionnels, mais à davantage chez les coureurs réguliers.

Ce qu’on peut en retenir :

  • Vous débutez : le drop n’est pas le premier critère. Choisissez sur le confort.
  • Vous courez déjà régulièrement et votre paire vous convient : restez sur un drop proche de celui que vous connaissez.
  • Vous voulez changer franchement de drop : faites-le progressivement, par exemple en alternant l’ancienne et la nouvelle paire au début.

Le drop figure sur les fiches du catalogue : regardez celui de votre paire actuelle, c’est votre point de départ.

Étape 4 : trouvez la bonne pointure et le bon chaussant

Un modèle parfait sur le papier ne sert à rien s’il ne va pas à votre pied. Le chaussant est souvent le critère qui départage deux paires.

Pointure : gardez de la marge devant les orteils

En courant, le pied gonfle un peu et glisse légèrement vers l’avant à chaque appui, surtout en descente. Il faut donc de l’espace devant l’orteil le plus long, qui n’est pas toujours le gros orteil : un repère pratique est environ la largeur d’un pouce. Trop juste, la chaussure frotte et les ongles souffrent sur les longues sorties ; trop grande, le pied flotte et le talon glisse.

Bien choisir sa pointure : la marge devant les orteils Vue de dessus d'un pied dans une chaussure : il reste environ la largeur d'un pouce entre l'orteil le plus long et le bout de la chaussure, l'avant-pied n'est pas comprimé et le talon reste tenu. Mesurez la longueur du pied en centimètres, en fin de journée. ≈ la largeur d'un pouce repère pratique, pas une norme Avant-pied : à l'aise, pas comprimé Talon tenu, sans glisser Longueur du pied : mesurez-la en centimètres, en fin de journée puis comparez au guide des tailles de chaque marque : les pointures varient d'une marque à l'autre.
Repère d’essayage : de la marge devant l’orteil le plus long, un avant-pied libre et un talon qui ne glisse pas.

Mesurez vos deux pieds en centimètres, de préférence en fin de journée : posez le pied sur une feuille, talon contre un mur, marquez le bout de l’orteil le plus long, puis mesurez. Retenez la mesure du pied le plus long et comparez-la au guide des tailles de chaque marque. Les pointures varient d’une marque à l’autre, parfois d’un modèle à l’autre : un même « 42 » ne tombe pas toujours pareil.

Largeur, volume et maintien du talon

À l’avant, vos orteils doivent pouvoir s’étaler sans être comprimés sur les côtés. Si une chaussure vous serre en largeur, ne compensez pas en prenant une pointure au-dessus : vous gagneriez une longueur inutile et le talon risquerait de glisser. Cherchez plutôt un modèle au chaussant plus généreux, ou décliné en largeur « large » comme le proposent plusieurs marques.

À l’arrière, le talon doit rester tenu quand vous courez, sans remonter à chaque foulée. Un laçage bien réglé aide beaucoup : ferme, sans comprimer le dessus du pied. Si le talon glisse malgré tout, utilisez le dernier œillet de la chaussure pour un laçage qui verrouille le talon.

Coureuse assise sur un banc de parc qui lace ses chaussures de running avant une sortie
Un laçage ajusté tient le talon sans comprimer le dessus du pied.

Quand et comment essayer

Pour que l’essai dise vraiment quelque chose :

  • Essayez en fin de journée, quand le pied a un peu gonflé.
  • Portez vos chaussettes de course habituelles : leur épaisseur change le chaussant.
  • Chaussez les deux pieds et lacez comme pour une sortie.
  • Trottinez quelques minutes, pas seulement quelques pas : les frottements apparaissent en mouvement.
  • Comparez deux ou trois modèles de la même catégorie, à la même allure, puis gardez celui qui se fait oublier.

Si vous commandez en ligne, vérifiez d’abord la politique de retour du revendeur, puis faites l’essai à l’intérieur, sur un sol propre, avant toute sortie : une paire qui a déjà couru dehors est rarement reprise.

Débutant, gabarit robuste, pieds larges : les cas particuliers

Vous débutez. Une chaussure neutre d’entraînement quotidien, confortable et polyvalente, est le point de départ le plus simple. Pas besoin de plaque carbone, ni d’un modèle très minimaliste, ni d’une analyse de foulée avant votre première paire. Les chaussures d’entraînement quotidien du catalogue sont un bon endroit pour commencer à comparer.

Vous avez un gabarit robuste. On lit souvent qu’un coureur lourd doit chercher le plus d’amorti possible. Les données sont plus nuancées : dans l’essai sur l’amorti cité plus haut, l’avantage de la version plus amortie n’apparaissait que chez les coureurs les plus légers. Visez donc d’abord une chaussure stable sous le pied, confortable en courant, avec une base assez large, puis comparez plusieurs niveaux d’amorti à l’essai. Gardez aussi un œil sur l’usure de la mousse, qui dépend notamment du poids qu’elle supporte.

Coureur au gabarit robuste en footing sur une allée arborée, en automne
Quel que soit le gabarit, le confort en courant reste le premier critère de choix.

Vous avez les pieds larges. Cherchez la largeur, pas la pointure : un modèle au chaussant généreux ou décliné en version large. À l’essai, vérifiez que le petit orteil ne bute pas contre la tige et que rien ne comprime l’avant-pied après quelques minutes de course.

Une douleur revient à chaque sortie ? Si elle s’aggrave ou vous oblige à réduire l’entraînement, changer de chaussures au hasard ne suffira pas. Consultez un professionnel de santé habitué aux coureurs, en venant avec vos chaussures et votre historique d’entraînement.

Budget, durée de vie et rotation de deux paires

Bien choisir sans se ruiner

Le prix ne dit pas grand-chose du confort qu’une paire vous apportera. Les modèles les plus chers sont souvent des chaussures de compétition, dont vous n’avez pas besoin pour débuter. Pour une chaussure de running pas chère, pensez à la version précédente d’un modèle qui vous plaît : elle est souvent remisée à la sortie de la nouvelle. Et comparez les prix : les chaussures de running du catalogue sont présentées avec les offres de nos revendeurs partenaires.

Combien de kilomètres dure une paire ?

Il n’existe pas de kilométrage valable pour tout le monde. La durée de vie dépend de la mousse, de votre gabarit, de votre foulée, du terrain et de l’entretien. Plutôt qu’un chiffre, surveillez les signes :

  • la semelle extérieure est usée jusqu’à la mousse par endroits ;
  • la semelle intermédiaire est plissée, tassée, ou nettement plus ferme qu’au début ;
  • la tige est déchirée ou le talon ne tient plus ;
  • une gêne nouvelle apparaît alors que rien d’autre n’a changé dans votre entraînement.

Pour repérer le moment où vos paires « décrochent », notez leur date de mise en service ou associez-les à vos sorties dans votre application d’entraînement : beaucoup permettent de suivre le kilométrage de chaque paire. Au fil des paires, vous connaîtrez votre propre rythme de renouvellement. Pour les faire durer, laissez-les sécher à l’air libre, loin d’un radiateur, et évitez la machine à laver.

Faut-il alterner deux paires ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est pratique dès que vous courez souvent. Deux paires se relaient, ont le temps de sécher entre deux sorties et peuvent jouer des rôles différents : une paire confortable pour les footings, une plus légère pour les séances rapides, ou une paire de trail pour les chemins.

Côté blessures, une étude observationnelle menée chez 264 coureurs a relevé moins de blessures chez ceux qui utilisaient plusieurs paires en parallèle. Les auteurs soulignent eux-mêmes que l’étude ne permet pas d’en connaître la cause et que le résultat reste à confirmer : voyez la rotation comme un confort, pas comme une protection.

Coureuse qui enfile des chaussures de running noires dans une entrée, une seconde paire rangée sur l’étagère
Alterner deux paires laisse à chacune le temps de sécher et permet de varier les sensations.

Par où continuer

En résumé : définissez votre usage, choisissez l’amorti et le maintien sur vos sensations, soignez la pointure et la largeur, puis comparez deux ou trois modèles en courant. Pour passer à la pratique, prenez le chemin qui vous correspond :

Si vous hésitez encore entre chaussure neutre et chaussure de stabilité, notre guide pronateur, supinateur ou neutre vous aidera à comprendre votre foulée.

Vous préparez une course avec un objectif de temps ? Découvrez ce que change une chaussure à plaque carbone , puis comment choisir votre paire pour un semi-marathon ou un marathon .

Questions fréquentes

Comment savoir quelle chaussure de running est faite pour moi ?

Partez de votre usage : le terrain, le nombre de sorties par semaine et le type de séances. Cela vous donne la catégorie. Essayez ensuite deux ou trois modèles de cette catégorie en courant, et gardez celui qui tient bien le talon, laisse de la place aux orteils et se fait oublier au bout de quelques minutes. Le confort ressenti en courant est un meilleur guide qu’une étiquette technique.

Faut-il prendre une pointure au-dessus pour courir ?

Pas forcément. Ce qui compte, c’est de garder environ la largeur d’un pouce devant l’orteil le plus long, avec un pied mesuré en fin de journée. Selon la marque, cela revient parfois à une demi-pointure ou une pointure au-dessus de vos chaussures de ville, parfois à la même taille : seul l’essayage le confirme.

Chaussure de running ou chaussure de trail : laquelle choisir ?

La chaussure de route convient au bitume et aux chemins secs et roulants. La chaussure de trail devient utile quand le terrain se complique : boue, cailloux, racines, fortes pentes. Ses crampons accrochent mieux ces sols, mais s’usent plus vite sur le goudron. Choisissez selon le terrain le plus exigeant que vous pratiquez régulièrement.

Quel drop choisir quand on débute ?

Aucun drop ne s’impose. Dans un essai mené chez 553 coureurs de loisir, le drop n’a pas modifié le risque de blessure dans l’ensemble, et les drops bas étaient même associés à moins de blessures chez les coureurs occasionnels. Pour une première paire, choisissez surtout sur le confort. Si vous courez déjà régulièrement, évitez simplement de changer de drop du jour au lendemain.

Combien de kilomètres dure une chaussure de running ?

Il n’existe pas de chiffre valable pour tout le monde : la durée de vie dépend de la mousse, de votre gabarit, de votre foulée et du terrain. Surveillez plutôt les signes d’usure : semelle extérieure usée jusqu’à la mousse, semelle intermédiaire tassée ou plissée, tige abîmée, gêne nouvelle en courant. Suivre le kilométrage de chaque paire vous aidera à connaître votre propre rythme de renouvellement.

Faut-il une chaussure de stabilité quand on est pronateur ?

Pas systématiquement. La pronation est un mouvement normal du pied, et dans une cohorte de 927 coureurs débutants chaussés en neutre, les pieds pronateurs ne se blessaient pas davantage. Si votre paire neutre vous convient, gardez-la. Si vous manquez de maintien, comparez une chaussure neutre et une chaussure de stabilité en courant, et gardez celle dans laquelle vous vous sentez le mieux.

Peut-on courir avec des baskets de sport classiques ?

Pour quelques sorties courtes, rien ne l’interdit si elles sont confortables. Pour une pratique régulière, une vraie chaussure pour courir est plus agréable : mousse pensée pour la course, semelle adaptée au terrain, tige légère et respirante. Nul besoin de viser le haut de gamme : un modèle d’entraînement quotidien, éventuellement de la génération précédente, suffit largement.

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